Motta de' Conti - Vercelli en Piemonte
Le village naquit vers la fin du XIII ème siècle et la zone, qui correspond plus ou moins au hameau Mantie et à la zone de Dosso, pourrait être le siège du site romain Carbanti. Les structures portantes du château, aujourd’hui en déclin, sont originales et remontent aux XIII et XIV ème siècles. La partie occidentale du château est la plus intéressante, on peut y voir des chambranles en briques. L’édifice au nord de la tour a été surhaussé sur l’ancienne crénelure carrée; on peut aussi apercevoir des fenêtres encadrées d’élégantes décorations en briques. Une légende populaire raconte que le château était relié au territoire situé au-delà du fleuve Sesia à travers un long et mystérieux boyau souterrain, cachette de Dieu sait quels trésors; une autre tradition raconte que le château était le théâtre du sinistre paiement du droit de cuissage; en effet, les jeunes filles de Motta ne pouvaient passer leur première nuit de noces dans les bras de leur époux mais devaient la passer dans ceux du seigneur de Motta et, si elles refusaient, elles risquaient d’être jetées au fond d’un puits.
L’église paroissiale, dédiée à l’Annunziata, remonte aux treizième et fut instituée paroisse en 1390, après la séparation d’avec la paroisse de Villanova. Sa façade est très simple, divisée en trois sections par deux contreforts; les structures portantes révèlent l’intérieur en briques, matériel dont est composé également le haut campanile. L’intérieur comprend cinq autels. Le premier à droite conserve “Le mariage mystique de Sainte Catherine” (Lo sposalizio mistico di Santa Caterina), peint par B. Lanino. Récemment, on a retrouvé des traces de fresques anciennes, qui appartenaient probablement à l’ancienne Chapelle des Comtes de Motta. Il y a bien six chapelles votives dans le territoire de Motta: S. Giovanni Battista, siège de la confrérie, la plus grande des chapelles de Motta, de façon très simple, SS. Fabiano et Sebastiano, ancien oratoire de 1597; S. Giovanni Evangelista, qui remonte à 1682, où conflua celle de San Bernardino, encore existante en 1710. Ensuite, il y a, sur la route pour Villanova, S. Maria Assunta, la plus ancienne, déjà attestée en 1570 comme la “Giesietta”; chaque année une procession solennelle part de l’église paroissiale et s’y rend. Il y a ensuite San Rocco, minuscule, à la façade grandiose, gérée depuis toujours par un prieur. Dans le hameau Mantie se dresse l’église de San Rocco, jadis gouvernée par un chapelain résident nommé par la Commune.
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